La spiruline biologique, mythe ou réalité ? (Fédération des Spiruliniers de France)

Cela ne vous a pas échappé, la spiruline est un des aliments les plus riches qui  soit  grâce  à  sa  palette  de  nutriments exceptionnels. Or,  pour que cette dernière puisse fabriquer toutes ses protéines, vitamines et oligo-éléments, elle doit puiser une quantité importante d’éléments minéraux. 

 

Quelques données de biologie végétale

En effet, la spiruline est un être autotrophe (1) qui se développe grâce à la  photosynthèse (2). C’est-à-dire qu’elle  transforme  la  matière  minérale  (les nutriments qu’elle trouve dans son milieu de vie) en matière organique (protéines, fibres, etc.) grâce à l’eau, au dioxyde de carbone (CO2) et à la lumière.
Tout  comme  les  plantes  terrestres  que  nous  connaissons  bien,  la nourriture de  la  spiruline doit  donc  être  exclusivement  minérale (3). Et  ces minéraux proviennent soit de processus de transformation naturelle de matière organique  en  matière  minérale,  soit  de  procédés  chimiques  synthétisant  du minéral.


Pour apporter ces éléments minéraux à nos cultures nous pouvons :


- Soit faire en sorte que la matière organique (4) se transforme au fond des bassins à l’image des processus naturels. En effet, dans les lacs naturels de spiruline,  une  vase  conséquente  noirâtre  issue  de  diverses  sources  organiques (spirulines mortes, débris végétaux, déjections animales, cadavres de bactéries ou  autres, etc.)  tapisse  le  fond  des  lacs  et est  digérée  par  tout  un  complexe biologique  anaérobie (5). Les  éléments  minéraux  disponibles pour  la  spiruline sont issus de cette « digestion ».
Ce  phénomène  de  minéralisation  des  matières  organiques s’apparente  à celui qui se passe en aérobie(6) dans nos champs, nos jardins et nos forêts.Des études fondamentales sur les lacs naturels de spiruline sont à mener afin  de mieux  comprendre ces  phénomènes  et pouvoir les introduire dans nos bassins.


-  Soit transformer cette matière organique en matière minérale en amont des  bassins  grâce  à  des  processus  de  fermentation,  de  distillation  ou  autres. Dans  ce  cas,  nous  pouvons  également  apporter  des  fertilisants  d’origine sédimentaire  et/ou  des  engrais  adaptés  produits  par  des  entreprises spécialisées.


En résumé : nous devons nourrir la spiruline avec un complexe minéral bien dosé,  correspondant  à  ses  besoins,  mais  aussi sans  résidu organique en suspension pouvant déséquilibrer le milieu de culture. Dans l’idéal, cette pratique devrait pouvoir respecter les règles éthiques propres à l’agriculture biologique

Retour en haut de la page

Pratiques et Position des Spiruliniers de France

Aujourd’hui, les spiruliniers de France utilisent une technique de culture nécessitant  des  fertilisants  minéraux  dont  certains ne sont pas  autorisés en agriculture biologique. En particulier l’azote minéral certifié « bio » n’existe pas sur le marché et aucune entreprise spécialisée n’est en mesure de nous fournir un engrais de ce type adapté à la culture de spiruline.


Depuis des années, certains spiruliniers expérimentent à petite échelle et de façon empirique des techniques écologiques qui répondent aux exigences de la culture  de  spiruline.  Mettre  au  point  ces  procédés  pour  une  utilisation  à plus grande échelle nécessite des moyens de recherche importants.


La  Fédération  des  Spiruliniers  de France  (FSF)  est  née  en  2009  en réponse au besoin d’élaborer un cahier des charges « aquaculture biologique ». La fédération  est  à  présent  structurée  et  reconnue  par  le  ministère  de l’agriculture.  Nous  y  avons  créé  la  commission  « spiruline  écologique »  dont  les objectifs sont d’étudier les cahiers des charges et rechercher des fertilisants utilisables en « bio », spécifiques à la spiruline. Parallèlement, nous avons engagédifférentes  pistes  de  recherche  auprès  de  prestataires  compétents.    La commission souhaite répondre de façon réaliste à l’attente des producteurs, des consommateurs  et  des  distributeurs,  au-delà  des  jeux  d’appellations commerciales auxquels se livrent les grandes marques d’importation.

Retour en haut de la page

La vérité sur la spiruline « bio »


Consomm’acteurs responsables, soyez vigilants !
Il  n'existe  aujourd'hui  aucun  label  français  pouvant  certifier  une  spiruline « issue de l'aquaculture biologique ».
Le cahier  des  charges spiruline  biologique reste  encore à  créer.  Nous nous sommes rapprochés de la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) pour la réalisation de ce travail.


Pour  certaines  grosses  structures l’enjeu  commercial  est  tel  que  les acteurs  des  certifications  dites  « bio »  (fermes,  organismes  contrôleurs  et certificateurs) vont privilégier l’étiquette à l’éthique. Notez que ces mentions ne sont pas, pour la plupart, des labels reconnus mais de simples certifications de contrôles. Un organisme certificateur peut faire son chemin tout seul, sans labelofficiel et de façon contractuelle avec les fermes.
Analysez  bien les étiquettes et faites bien la différence entre un organisme certificateur (qui ne contrôle pas forcément uniquement l’agriculture biologique !) et un label. 


Alors quelles sont ces spirulines d’importation dites « bio » qui viennent pour la plupart d’Amérique ou d’Asie ?
La privatisation et la dissimulation des procédés utilisés par ces grandes exploitations  sont  pratiques  courantes.  Une  des  conséquences  d’un  tel fonctionnement est de freiner la recherche d’intérêt général encouragée par la FSF. Nous,  spiruliniers de  France, avons  fait  le  choix  de travailler  ensemble, dans le partage des connaissances et en toute transparence.


Dans  tous  les  cas,  nous  encourageons  la  consommation  de  spiruline française. Produit artisanal de haute qualité élaboré à partir de souche naturelle de  spiruline, non OGM, non hybride et cultivée sans pesticide. La spiruline est cultivée sous serre à  l’abri des diverses  pollutions aériennes. La biomasse est égouttée, pressée et séchée à basse température. L’atomisation et l’irradiation n’existent pas en France. Les paillettes issues de ce procédé révèlent une spiruline douce et unique.


Un produit local pour une consommation responsable !


La commission « spiruline écologique » pour la FSF
(Fédération des Spiruliniers de France).

Retour en haut de la page


DÉFINITIONS (source : Wikipédia)


1. Autotrophie : L’autotrophie est la production, par un organisme vivant, de matière  organique  par réduction  de  matière  inorganique.  Ce  mode  de nutrition caractérise  les  végétaux chlorophylliens (verts),  les cyanobactéries,  et  les  bactéries sulfureuses.  Les  organismes  autotrophes  sont donc  capables  de  se  développer  sans prélèvement  de  molécules  organiques  dans  le  milieu,  au  contraire  des  organismes hétérotrophes  (animaux,  champignons).  Les  organismes  autotrophes  constituent généralement  le  premier  maillon  d’une chaîne  alimentaire,  et  sont  à  l’origine  de quasiment toute la matière organique dans un écosystème.


2. Photosynthèse : La photosynthèse  (grec φῶς  phōs,  lumière  et  σύνθεσις sýnthesis,  composition)  est  le  processus bioénergétique qui permet  aux  plantes et à certaines bactéries de synthétiser de la matière organique en exploitant la lumière du soleil. Les besoins nutritifs de ces organismes sont du dioxyde de carbone, de l’eau et des sels minéraux. La photosynthèse est à la base de l'autotrophie de ces organismes.
La  photosynthèse  est  la  principale  voie  de  transformation  du carbone  minéral  en
carbone  organique.  En  tout,  les  organismes  photosynthétiques  assimilent  environ  100 milliards de tonnes de carbone en biomasse, chaque année.


3. Minéral : Un minéral  est  une  substance  normalement inorganique,  plus rarement organique, formée naturellement ou synthétisée artificiellement, définie par sa composition  chimique et  l'agencement  de  ses atomes selon  une périodicité et une symétrie précises qui se reflètent dans le groupe d'espace et dans le système cristallin du minéral. Le processus de minéralisation permet le retour du carbone et des autres éléments sous forme inorganique et donc à nouveau utilisables par les végétaux.


4. Organique : Un composé chimique  est  dit organique lorsque  sa  molécule possède au moins un atome de carbone lié, au moins, à un atome d'hydrogène. Il existe donc  une  très  grande  diversité  de  composés  organiques  qui  peuvent  se  rencontrer  à l'état solide, liquide ou gazeux. De façon générale, les molécules organiques jouent un rôle important dans les réactions chimiques se produisant dans les organismes vivants.


5. Anaérobie : On appelle milieu anaérobie un milieu où il n'y a pas présence de dioxygène (O2). Un organisme vivant ou un mécanisme anaérobie n'a pas besoin d'air ou de dioxygène  pour  fonctionner.  Par  exemple  un digesteur  produit  du biogaz  en anaérobie.


6. Aérobie : Aérobie est un terme qui s'applique à un organisme vivant (Note : on peut considérer un sol comme organisme vivant) ou à un moteur qui a besoin d'oxygène pour vivre ou fonctionner.

Retour en haut de la page

 

 > Vers la boutique de vente de notre spiruline producteur >

Informations supplémentaires